Prof. Dr. Roth Vargas

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Tennis

Internationaux de France de tennis



Les Internationaux de France, ou Tournoi de Roland-Garros, ou plus simplement Roland-Garros, est un tournoi de tennis sur terre battue créé en 1925 et qui se tient annuellement depuis 1928 à Paris, dans le stade Roland-Garros. Il succède au Championnat de France créé en 1891. Organisé par la Fédération française de tennis (FFT), il se déroule sur la dernière semaine de mai et la première semaine de juin. Il est l'un des quatre tournois du Grand Chelem, le deuxième dans le calendrier après l'Open d'Australie en janvier. Suivent le tournoi de Wimbledon, dernière semaine de juin et première semaine de juillet, puis l'US Open en août. Dans le monde du tennis à majorité anglophone, le tournoi est aussi connu sous le nom de French Open depuis 1968, première année de l'ère Open.
Les Internationaux de France de tennis sont le plus grand tournoi de la saison de tennis sur terre battue et le seul tournoi du Grand Chelem se disputant encore sur cette surface, depuis que l'US Open l'abandonne en 1978. Il est considéré comme le second plus prestigieux tournoi de tennis au monde après le tournoi de Wimbledon4 bien qu'il soit l'événement tennistique bénéficiant de la plus large audience et couverture médiatique à travers la planète5,6. De plus, de nombreux joueurs issus de régions du globe où le tennis se joue majoritairement sur terre battue, telles l'Amérique latine ou l'Europe du Sud, voient en Roland-Garros le plus important rendez-vous de l'année. Du fait de la surface lente et des matchs en cinq sets sans jeu décisif dans la dernière manche, Roland-Garros est considéré comme le tournoi de tennis le plus difficile et exigeant physiquement7.

Histoire

Championnat de France international de tennis
Premières éditions
La première édition du « championnat de France international de Tennis » se tient à Paris en 1891. Il est organisé par l'Union des sociétés françaises de sports athlétiques sur les courts du Racing Club de France8. Les courts sont des terrains en herbe 9. Le premier tournoi se dispute sur une journée, il y a seulement cinq participants (dont le péruvien Carlos de Candamo)8. Le Britannique H. Briggs, licencié au Stade français, s'impose dans le tournoi de simple messieurs, seul tournoi disputé. Trois participantes se rencontrent pour gagner le premier tournoi féminin en 18978, Adine Masson l'emporte. En 1902, le tournoi de double mixte est créé, celui de double dames en 1907. En 1912, des championnats du monde sur terre battue sont créés, à l'initiative du fabricant de balle de tennis et mécène Duane Williams. Ce tournoi fait de l'ombre aux championnats de France de tennis jusqu'à sa disparition en 1923. Les championnats de France de Tennis sont réservés, jusqu'en 1924 inclus, aux joueurs français et étrangers licenciés dans des clubs français. Le tournoi se tient alternativement sur les installations du Racing club de France et du Stade français jusqu'en 1927.
Débuts du tournoi masculin
Maurice Germot.
Pour la seconde édition en 1892, Jean Schopfer devient le premier Français à remporter le championnat de France. Jean Schopfer est finaliste en 1893, s'inclinant contre Laurent Riboulet. André Vacherot est vainqueur des éditions 1894, 1895 et 1896. De 1897 à 1900, Paul Aymé remporte quatre fois de suite le tournoi. En 1901, pour la première édition du XXe siècle, André Vacherot bat Paul Lebreton qui échoue une troisième fois en finale. Le frère du quadruple lauréat André Vacherot, Michel Vacherot, remporte le tournoi en 1902 contre Max Decugis avant que celui-ci ne remporte à de nombreuses reprises la compétition. En 1903, Max Decugis domine André Vacherot. Les deux même joueurs se retrouvent en finale l'année suivante et le résultat est le même. En 1905 et 1906, Maurice Germot domine la compétition. Decugis triomphe de nouvelles fois en 1907, 1908 et 1909, cette dernière édition se joue à Bordeaux. Le tournoi s'installe définitivement à Paris en 1910. Germot obtient un troisième titre en 1910 après avoir battu François Blanchy en finale. Il atteint une nouvelle fois la finale en 1911 mais André Gobert gagne le match et son premier championnat de France. Max Decugis remporte encore trois fois le tournoi en 1912, 1913 et 1914. Il prive André Gobert, Georges Gault et Jean Samazeuilh des derniers titres de l'avant-guerre.
De Masson à Broquedis, les premières lauréates
Marguerite Broquedis.
Adine Masson remporte, en 1897, 1898 et 1899, les trois premières éditions du tournoi de simple dames. Elle remporte la première finale contre Mme P. Girod sur le score 6-3, 6-1. Seule concurrente en lice, elle est championne des deux éditions suivantes sans jouer10. En 1900, Hélène Prévost devient la deuxième femme à remporter le tournoi. Girod, finaliste de la première édition, remporte le tournoi en 1901 contre Leroux. Déjà triple lauréate, Adine Masson remporte deux nouvelles fois le tournoi en 1902 et 1903 contre Girod puis Kate Gillou Fenwick. Gillou Fenwick prend sa revanche contre Masson lors de l'édition suivante avant de remporter deux autres fois le titre contre Yvonne de Pfeffel en 1905 puis contre la Britannique Virginia MacVeagh en 1906, première étrangère à atteindre la finale. La Comtesse de Kermel remporte le tournoi 1907, battant Catherine d'Aliney d'Elva en finale. Kate Gillou Fenwick remporte son cinquième et dernier titre en 1908 contre A. Péan. Jeanne Matthey dépasse le record de victoires consécutives d'Adine Masson, qui a remporté le tournoi trois éditions de suite de 1897 à 1899, en remportant le tournoi quatre fois conséctivement entre 1909 et 1912. Double finaliste en 1910 et 1911, Marguerite Broquedis prend une revanche en 1913, battant Jeanne Matthey en finale, mettant fin à la série de victoires de son adversaire. Pour ce qui sera la dernière édition d'avant-guerre, Borquedis confirme sa victoire en battant Suzanne Lenglen, âgée de 14 ans et demi8, qui devient la première star internationale du tennis après la première Guerre mondiale.
Période de transition et domination de Lenglen
Suzanne Lenglen et William « Bill » Tilden.
Le championnat de France amateur international de tennis reprend en 1920. Les vainqueurs des éditions d'avant-guerre sont toujours présents. En finale 1920, André Gobert remporte son second titre contre Max Decugis en cinq sets. En 1921, l'Américain Bill Tilden, numéro un mondial, joue à Paris pour la première fois. Il n'atteint pas la finale qui oppose Jean Samazeuilh au vainqueur de l'édition 1920 André Gobert, Samazeuilh remporte le tournoi. Jean Samazeuilh atteint une nouvelle fois la finale en 1922 mais la perd contre Cochet. En 1923, François Blanchy, trente-sept ans, bat Max Decugis (quarante-et-un ans). Cette finale est la dernière de Max Decugis, la fin d'une période où il domine le tennis français. Le début des années 1920 est marqué par de nouveaux joueurs. En 1924, a lieu la dernière édition des championnats de France. Ce sont les courts du Racing Club de France, à la Croix-Catelan qui accueillent la dernière édition avant la création des Internationaux de France. Deux mousquetaires atteignent la finale, Jean Borotra bat René Lacoste. La disparition des championnats du monde de terre battue lance le débat sur l'ouverture aux joueurs étrangers. Finalement, la décision est prise d'ouvrir le tournoi aux joueurs amateurs étrangers pour l'édition 1925.
Le début des années 1920, période de transition chez les messieurs, est dominée par Suzanne Lenglen chez les dames. De 1920 à 1923, Suzanne Lenglen remporte le tournoi quatre fois consécutivement. Elle gagne une première fois le tournoi, après une victoire en finale contre Marguerite Broquedis qui l'a battue en 1914. Durant les trois années suivantes, elle bat Germaine Golding, sur abandon en 1921, en deux sets en 1922 et 1923. En 1924, Suzanne Lenglen, malade de jaunisse, ne peut participer au tournoi. Julie Vlasto remporte la finale contre Jeanne Vaussard. De retour en 1925, Lenglen remporte le tournoi en 1925 et 1926, avant de passer professionnelle. La création des Internationaux de France
La première édition des Internationaux de France s'est tenue sur les terrains du Stade français, dans le parc de Saint-Cloud, en 1925. Après que les Quatre Mousquetaires du tennis français ont remporté la Coupe Davis en 1927, il est décidé de construire le stade Roland-Garros pour organiser la revanche. Le Stade français cède un terrain de trois hectares près de la Porte d'Auteuil avec pour seule condition qu'il porte le nom d'un de ses membres. Le nom de Roland Garros est choisi par Emile Lesieur, Président du Stade français et camarade de promotion d'HEC de Roland Garros. Licencié au Stade français, Roland-Garros était mort dix années auparavant pour la France le 5 octobre 1918 peu avant la fin de la première Guerre mondiale. Il était un aviateur célèbre pour avoir été le premier à réussir la traversée aérienne de la mer Méditerranée, en sept heures et 53 minutes. Le stade est inauguré en 1928, on ne peut parler de « tournoi de Roland-Garros » qu'à partir de 1928.


Les Quatre Mousquetaires

René Lacoste.

Jacques Brugnon à gauche et Henri Cochet à droite
Jean Borotra.
Henri Cochet est le premier des quatre Mousquetaires à remporter le tournoi dès 1922, quelques années avant l'impressionnante série de victoires de la France en Coupe Davis. Il bat en finale du tournoi, encore nommé Championnat de France amateur international de tennis, un autre Français, Jean Samazeuilh. En 1924, deux mousquetaires s'affrontent pour remporter ce qui est la dernière finale du Championnat de France amateur international de tennis : Jean Borotra et René Lacoste, le premier l'emporte en cinq sets. En 1925 sont créés les Internationaux de France. Les huit premières éditions sont remportées par un des quatre Mousquetaires. En 1925, à Saint-Cloud, René Lacoste prend sa revanche contre Jean Borotra et il domine la finale 7-5, 6-1, 6-4. Lacoste est largement battu l'année suivante par Henri Cochet qui remporte son second titre. À l'issue d'un match serré, Lacoste bat l'Américain Bill Tilden 6-4, 4-6, 5-7, 6-3, 11-9 lors de la finale 1927. Les tribunes, qui ne peuvent alors contenir plus de 5 000 spectateurs, sont pleines. Après quatre heures de jeu, Tilden mène 9-8 et 40/15 au cinquième set. Sur la première balle de match, Lacoste fait un retour gagnant. Sur la deuxième, Tilden croit servir un ace quand l'arbitre de ligne, Henri Cochet, crie « Faute ! ». Tilden, 34 ans, accuse le coup. Il perd le match sur une double faute deux jeux plus tard11,12. Suite à cette victoire française à Roland-Garros, les Français enchaînent avec un succès en Coupe Davis contre les Américains aux États-Unis après une ultime victoire de Cochet sur Johnson13. En 1928, Cochet bat une nouvelle fois Lacoste. Lors de l'édition suivante, René Lacoste bat Jean Borotra qui échoue de peu de mettre fin à la série de victoire de Lacoste et Cochet. L'édition 1930 est marquée par le retour en finale de William Tilden qu'il perd cette fois-ci contre Cochet qui remporte une quatrième fois le tournoi. En 1931, Jean Borotra remporte son premier titre du Grand Chelem à Roland-Garros contre Christian Boussus. En 1932, Henri Cochet remporte sa cinquième et dernière victoire en amateur contre l'Italien Giorgio De Stefani. En 1933, l'Australien John Crawford devient le premier étranger à remporter les Internationaux de France amateur en battant Henri Cochet.

De nouvelles championnes : Wills, Scriven, Sperling et Mathieu
Helen Wills Moody en juin 1929.
Pour la première édition des Internationaux de France féminin, en 1925 comme pour les messieurs, Suzanne Lenglen continue sa domination sur le tennis mondial. En battant Kathleen McKane en deux sets 6-1, 6-2, elle devient la première lauréate des Internationaux de France. L'édition suivante est peu différente, Lenglen domine la compétition jusqu'à une dernière large victoire 6-1, 6-0 contre Mary Kendall Browne. En 1927, Cornelia Bouman devient la première étrangère à remporter le tournoi depuis sa création en 1897. En finale, elle bat une autre étrangère, Irene Bowder Peacock, sur le score de 6-2, 6-4. La grande joueuse du tournoi dans la fin des années 1920 est sans contestation possible Helen Wills. Elle est la première à avoir réussi la performance de remporter trois fois de suite les Internationaux de France. Sa série commence en 1928 avec une victoire contre Eileen Bennett en finale. L'année suivante, elle se défait de la Française Simone Mathieu, qui atteint la première de ses huit finales du simple dames du tournoi. En 1930, Helen Wills remporte sa troisième consécration consécutive contre Helen Hull Jacobs. L'édition 1931 lui échappe et met fin à sa série, Cilly Aussem en profite et bat Betty Nuthall en finale. Helen Wills remporte une quatrième et ultime fois le tournoi en 1932 après une victoire contre Simone Mathieu qui perd sa seconde finale. Mathieu échouera une nouvelle fois en finale l'année suivante contre Margaret Scriven qui remporte le tournoi une seconde fois en 1934. Hilde Krahwinkel Sperling réussit entre 1936 et 1938 à égaler le record de Wills en battant trois fois de suite Simone Mathieu en finale. Mathieu, qui a alors perdu six finales (1929, 1932, 1933, 1935, 1936 et 1937), atteint une septième fois la finale en 1938 qu'elle remporte contre Nelly Adamson Landry. Cette année-là, elle réalise un triplé historique avec le double dames et le double mixte. Simone Mathieu vainc une nouvelle fois en 1939 contre Jadwiga Jędrzejowska pour ce qui sera la dernière finale avant une pause imposée par la seconde Guerre mondiale. Entre 1933 et 1939, Simone Mathieu remporte six fois le tournoi de double dames, échouant une seule fois en 1935. En 1934 et 1935, elle remporte le tournoi avec Elizabeth Ryan, qui a remporté deux autres fois le tournoi de double dames à Roland-Garros. En 1936, 1937 et 1938, elle le remporte avec Billie Yorke. En 1937 et 1938, elle remporte le tournoi en double mixte avec Yvon Petra puis Dragutin Mitić. Lors de sa dernière victoire dans la compétition en 1939, sa partenaire se nomme Jadwiga Jędrzejowska, finaliste du simple battue par sa partenaire de double. La coupe remise aux gagnantes du double dames des Internationaux de France porte aujourd'hui le nom de coupe Simone Mathieu.
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